La conseillère Fatima Ahmed Qandil est la première femme à occuper le poste de juge dans les Affaires pénales. Elle a fait sa première apparition le 19 mai en tant que membre du Tribunal pénal du Caire, qui examine actuellement le procès de neuf accusés dans l'affaire de la manipulation de la bourse, dont Gamal et Alaa Moubarak.
La conseillère Fatima Qandil travaille dans plusieurs circonscriptions criminelles au Caire et à Ismaïlia depuis 2015. Elle a été promue plusieurs fois jusqu’à accéder au poste de membre à la circonscription du Nord œuvrant sur le procès de manipulation de la bourse.
A propos des procédures de sa nomination à un poste clé comme celui-ci, Qandil a passé des tests écrits et oraux devant les juges de la Cour de cassation et d'appel en 2015 avant d'être acceptée dans la première promotion de femmes juges des tribunaux ordinaires. Ainsi, elle a passé les tests nécessaires avant de passer à la justice ordinaire.
Ensuite, le Conseil judiciaire suprême a annoncé, en février 2015, l'acceptation d’une promotion de femmes juges travaillant dans les tribunaux civils, commerciaux et personnels et l'acceptation d’une nouvelle promotion de femmes membres provenant de divers organes judiciaires, en tant que juges des tribunaux correctionnels, d’appel et de cassation.
Parmi les critères du Conseil pour le transfert des femmes juges, il fallait obtenir au minimum la mention bien, avoir 30 ans au minimum, ou bien, occuper le poste de vice-président aux Affaires de l’Etat ou procureur de la catégorie supérieure au Parquet administratif ou l’équivalent du poste de président de tribunal (B) et président de tribunal (A).
En juin de la même année, le ministre de la Justice a approuvé le transfert de 26 conseillers des tribunaux administratifs et des Affaires de l’Etat aux tribunaux pénaux ordinaires.